
SPECTACLES ET PERFORMANCES

Sous les paupières le paysage
Musée du Jeu de Paume
2025
Sous les paupières, le paysage est une performance créée dans le cadre du festival d’art contemporain du musée du Jeu de Paume, Paysages mouvants (7 février-23 mars 2025). Mêlant danse, musique, dessin et texte, la performance réunit le danseur et chorégraphe Gaël Giraud, le percussionniste Dominique Mahut, le dessinateur Benjamin Bachelier et l’autrice Loo Hui Phang.
D’une durée de 40 minutes, Sous les paupières, le paysage se déploie tout au long de la lecture d’un texte dont le sujet est l'exil. Les sont accompagnés d’une musique au climat énigmatique, jouée en live. Le danseur et chorégraphe interprète les différents protagonistes du récit, vêtu d'un costume de papier qu'il déchire au fur et à mesure, jusqu’à dévoiler une partie de sa peau. Le dessinateur trace des figures sur le costume et la peau, ainsi que sur le sol recouvert de papier.
Evoquant la migration et la quête d’un lieu rêvé, la performance déambule d’un espace à l’autre du musée : elle débute dans une salle du premier étage, puis parcourt le grand escalier qui rejoint le rez-de-chaussée, jusqu’au grand hall du Jeu de Paume, dégagé de tout mobilier pour l’occasion. Le public, installé à plusieurs étapes du parcours, peut ainsi suivre l’itinéraire des artistes sous différents points de vue.
Texte, mise en scène, costumes : Loo Hui Phang
Danse, chorégraphie : Gaël Giraud
Musique : Dominique Mahut
Dessin : Benjamin Bachelier
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Cache-cache
La Ferme du Buisson
2022
Cache-cache est une reprise de la performance de 2009, créée à la Nuit Curieuse Bande Dessinée de La Ferme du Buisson.
Poursuivant la thématique du corps-paysage, Loo Hui Phang imagine avec Cache-cache une performance où deux artistes racontent sur la peau d’une femme et d’un homme un cache-cache amoureux et sensuel dont le public est le témoin sensible.
Conception et mise en scène : Loo Hui Phang
Dessin : Gala Vanson, Loïc Sècheresse
Danse et chorégraphie : Jeanne Alechinsky, Damien Dos Santos
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Jellyfish
Comédie de Caen - CDN de Normandie
2021
L'adolescence est l'ère de tous les possibles, de tous les excès, de tous les extrêmes. Tiraillée entre la nostalgie de l'enfance et l'envie d'émancipation, la curiosité du monde et les peurs qu'il peut susciter, c'est une période d'initiation douloureuse, où l'innocence le dispute aux désillusions, et donc à l'expérience. Les mutations irréversibles qui l'accompagnent - physiques, relationnelles et psychologiques - sont à la fois sources de répulsion et d'émerveillement. C'est ce merveilleux de l'adolescence, contradictoire et trouble, que Jellyfish explore.
Photographie mentale de la jeunesse d'aujourd'hui, de ses mutations, de ses inquiétudes et de ses désirs, Jellyfish est aussi une peinture de l'adolescence et de ses marqueurs immuables : son énergie pulsionnelle et son immense capacité d'invention.
Texte : Loo Hui Phang (prix Artcena 2020)
Mise en scène : Jean-François Auguste,
Avec Xavier Guelfi et Shannen Athiaro-Vidal
Musique de Joseph d’Anvers
Costumes : Frédéric Baldo
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Trois ombres
La Ferme du Buisson
2018
Spectacle hybride, Trois ombres propose un dispositif inédit où se mêlent dessin sur scène, musique et théâtre. Libre adaptation du roman graphique de Cyril Pedrosa (Delcourt, 2007), Trois ombres est le récit d’une fuite éperdue d’un père pour sauver son enfant.
Dessin, musique et théâtre, intimement enlacés, délivrent un récit à multiples dimensions.
Cyril Pedrosa, présent sur scène, dessine en direct des images projetées sur le plateau. Mêlées à
des séquences animées, déclinées sous différentes techniques (encre sur papier, cintik, projection sur textures transparentes…), ces images sont, selon les séquences, personnages, paysages, émotions abstraites, ombres et lumières.
Bertrand Belin signe et interprète la musique sur scène. Contrepoint essentiel à l’univers fantastique et atemporel de Cyril Pedrosa, il apporte par sa présence électrique une nervosité moderne et étrange, un décalage étonnant.
L’actrice Elina Löwensohn, avec une fluidité troublante, incarne tous les personnages du récit.
Texte et adaptation : Loo Hui Phang
Mise en scène : Mikael Serre
Dessin : Cyril Pedrosa
Avec Elina Löwensohn
Musique : Bertrand Belin, Thibault Frisoni
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Outside
Taipei
2017

Tendres fragments de Cornelia Sno
La Ferme du Buisson - scène nationale
2016
Arthur a 15 ans. Il est autiste, atteint du syndrome d'Asperger. Ce trouble se caractérise par des difficultés dans les interactions sociales, associées à des intérêts spécifiques et des comportements répétés. Arthur vit tiraillé entre son envie de vivre parmi les autres et sa peur du monde extérieur. Il raconte, depuis son espace mental, son quotidien d'adolescent autiste.
La rencontre entre le metteur en scène Jean-François Auguste et l’auteur Loo Hui Phang a fait naître l'envie d'un spectacle dont l'autisme serait le sujet central. Développant un travail sur le théâtre documentaire/documenté, Jean-François Auguste collabore régulièrement avec Madeleine Louarn (Théâtre de l'Entresort) et les acteurs en situation de handicap de l’Atelier Catalyse. A travers ces collaborations, il a rencontré des acteurs autistes et a expérimenté avec eux des formes singulières de jeu théâtral.
Le thème de la différence est au cœur du travail d'écriture de Loo Hui Phang. A travers ses livres et ses films, elle poursuit la question de l'identité et du travestissement social. Le sujet de l'autisme s'inscrit pleinement dans cette problématique.
Le spectacle a été créé à la Ferme du Buisson, puis a tourné pendant six ans à la Comédie de Caen - CDN de Normandie, au Nouveau Théâtre de Montreuil, au Théâtre de Lisieux, au Théâtre de Nîmes, au Théâtre de Saint Nazaire, au Théâtre de Fécamp, au Théâtre Le Volcan au Havre, au Théâtre de Liège...
Texte : Loo Hui Phang
Mise en scène : Jean-François Auguste
Avec Xavier Guelfi
Musique : Barbara Carlotti et Loo Hui Phang
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Billy The Kid I love you
La Ferme du Buisson
2016
Billy The Kid I Love you est une expérience scénique inédite : dessins, musique et images filmées se mêlent dans un dispositif d’interaction cinétique et numérique en direct. La légende de Billy The Kid, réinterprétée au cinéma, dans la littérature et la bande dessinée, est envisagée ici dans sa dimension rimbaldienne. À l’instar du poète prodige dont il partage la fulgurance et la folie, l’adolescent assassiné à 21 ans en 1881, rêve sa vie et vit sa fiction intime jusqu’au bout.
Puisant dans la littérature biographique existant sur Billy, les poèmes de Jack Spicer, Loo Hui Phang a écrit un scénario. Avec ce récit pour trame narrative, elle visionne des dizaines de films dont elle
extrait minutieusement les séquences qui constituent ce western expressionniste. L’objet filmique iconoclaste en noir et blanc - constitué de fragments de longs métrages est le support des autres médiums. Film, musique et dessin sont produits, assemblés et diffusés simultanément. Cette combinaison repose sur le développement d’outils numériques et technologiques qui permettent aux dessinateurs, musiciens et techniciens d’interagir entre eux sur l’image diffusée, créant une expérience de spectateur unique.
Conception, mise en scène, texte, films : Loo Hui Phang
Musique : Rodolphe Burger, Julien Perraudeau,
Dessin : Fanny Michaëlis, Philippe Dupuy
Avec les voix de : Pierre Perrier, Geoffrey Carey, Patrick Michaëlis, Jean-François Auguste
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Il faudra bien un jour que le ciel s'éclaircisse
Comédie de Caen
2015
Une crise économique ravage le pays. La famine gagne les villes et les campagnes. Désespérés, les pères et les mères assassinent leurs enfants pour leur éviter les souffrances de la faim. Ceux qui n’ont pas été sacrifiés se réunissent et quittent la ville. Ils sont six, âgés de six à quinze ans, et sont guidés par Jonas, un adolescent. Celui-ci, charismatique et sûr de lui, prétend connaître le chemin vers la forêt où, affirme-t-il, ils trouveront la prospérité et le bonheur. Grâce à son talent d’orateur, Jonas entraîne les enfants à traverser une grande plaine désertique, jusqu’à l’épuisement. D’abord bienveillant, Jonas se révèle tyrannique.
Adaptation du roman graphique Les enfants pâles (Futuropolis, 2012), Il faudra bien un jour que le ciel s’éclaircisse traite des rapports de pouvoir au sein d’un groupe d’enfants. Par l’utilisation de marionnettes ultra-réalistes actionnées par des comédiens, le dispositif donne à voir le mécanisme même de la manipulation et de la domination. Récit politique et onirique, l’histoire condense les figures iconiques des contes traditionnels, du Joueur de flûte de Hamelin au Petit Poucet, mais aussi celle des grandes dictatures du XXe siècle. Il bien s’agit là d’un conte, mais sombre et inquiétant, destiné aux adultes.
La pièce a été présentée au Festival Mondial de Marionnettes de Charleville-Mézières, à la Comédie de Caen - CDN de Normandie, Le Préau (Vire), Scène nationale 61 (Alençon), Quai des arts (Argentan), l’Hectare (Vendôme)...
Texte et adaptation : Loo Hui Phang
Mise en scène : Frédéric Hocké, Compagnie Sans Soucis
Création des marionnettes : Arnaud Louski-Pane
Musique : Léopold Frey
Avec Max Legoubé, Fanny Catel
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Cache-cache
La Ferme du Buisson
2009
Créée pour la Nuit Curieuse Bande dessinée, Cache-cache est une performance de 40 minutes mêlant danse, dessin et vidéo.
Poursuivant la thématique du corps-paysage, Loo Hui Phang imagine un dispositif où deux
dessinateurs racontent sur la peau d’une femme et d’un homme un cache-cache amoureux et
sensuel dont le public sera le témoin sensible.
Conception et mise en scène : Loo Hui Phang
Dessinateurs : Hugues Micol, François Olislaeger
Danseurs : Nina Santes, Kevin Jean.
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